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Abritel en justice pour « pratique commerciale trompeuse »

Les gestionnaires de la plateforme, les sociétés HomeAway France et EG Vacation Rentals Ireland Limited, sont accusés d’avoir induit leurs clients en erreur au sujet des contrôles effectués par la plateforme, ou encore « sur la portée des engagements de la plateforme et sur le traitement des réclamations », indique la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans un communiqué.

L’organisme s’est saisi de cette affaire « à la suite de plusieurs signalements auprès de ses services ou dans les médias de cas de consommateurs victimes d’annonces frauduleuses » sur la plateforme. En mars, une action en justice avait été lancée contre Abritel par 64 personnes se disant victimes d’annonces frauduleuses sur le site, avait révélé le journal Le Parisien. Elles reprochaient à la société de ne pas avoir empêché la publication de ces annonces et de ne pas avoir ensuite mis en place des moyens de vérification suffisants.

Signalements de consommateurs

L’ouverture de l’enquête a été motivée par la réception par la DGCCRF de plusieurs signalements de consommateurs ayant été victimes d’annonces frauduleuses sur Abritel, avec « un préjudice pour chaque consommateur atteignant souvent plusieurs milliers d’euros », précise l’administration. Les actions en justices de plusieurs plaignants à l’encontre de la plateforme sont indépendantes de la sienne, ajoute-t-elle.

Ses enquêteurs, qui ont examiné les pratiques d’Abritel en tant qu’intermédiaire, ont relevé « des allégations » sur son site internet et son application mobile « qui mettaient l’accent sur la fiabilité, la sécurité et les garanties offertes par la plateforme à ses utilisateurs (propriétaires/hôtes ou vacanciers), au moment de réserver ou mettre en location un hébergement ».

Or, poursuit la DGCCRF, interrogée par « Les Echos », « la portée pratique de ces allégations est dans les faits largement limitée au sein des documents contractuels encadrant l’utilisation de la plateforme ». La DGCCRF cite, pour exemple, la réapparition d’annonces frauduleuses pourtant dépubliées après leur signalement.

Abritel s’étonne de l’assignation

La Répression des fraudes a mené une enquête sur ce sujet en 2020 et 2021, qui a « mis en évidence une communication commerciale vantant les contrôles effectués, la fiabilité, la sécurité et les garanties d’utilisation de la plateforme, en contradiction avec ses conditions générales d’utilisation, qui en réduisent largement la portée effective », indique-t-elle dans son communiqué.

Contactée par l’AFP, la société Abritel s’étonne de cette assignation, et assure avoir procédé à des modifications sur son site pour « renforcer la communication en direction du consommateur et mieux l’alerter sur la nécessité d’utiliser l’outil de paiement mis à disposition par la plateforme, afin de sécuriser les réservations en ligne ».

Mauvais contrôle des annonces frauduleuses

En mars, une action en justice avait été lancée contre Abritel par 64 personnes se disant victimes d’annonces frauduleuses sur le site, avait révélé le journal Le Parisien. Elles reprochaient à la société de ne pas avoir empêché la publication de ces annonces et de ne pas avoir ensuite mis en place des moyens de vérification suffisants.

La Répression des fraudes a mené une enquête sur ce sujet en 2020 et 2021, qui a “mis en évidence une communication commerciale vantant les contrôles effectués, la fiabilité, la sécurité et les garanties d’utilisation de la plateforme , en contradiction avec ses conditions générales d’utilisation, qui en réduisent largement la portée effective”, indique-t-elle dans son communiqué.

Contactée par l’AFP, la société Abritel s’étonne de cette assignation, et assure avoir procédé à des modifications sur son site pour “renforcer la communication en direction du consommateur et mieux l’alerter sur la nécessité d’utiliser l’outil de paiement mis à disposition par la plateforme, afin de sécuriser les réservations en ligne”. 

« Une communication commerciale en contradiction avec ses conditions générales d’utilisation »

En mars, une action en justice avait été lancée contre Abritel par 64 personnes se disant victimes d’annonces frauduleuses sur le site, avait révélé le journal Le Parisien. Elles reprochaient à la société de ne pas avoir empêché la publication de ces annonces et de ne pas avoir ensuite mis en place des moyens de vérification suffisants.

La Répression des fraudes a mené une enquête sur ce sujet en 2020 et 2021, qui a « mis en évidence une communication commerciale vantant les contrôles effectués, la fiabilité, la sécurité et les garanties d’utilisation de la plateforme, en contradiction avec ses conditions générales d’utilisation, qui en réduisent largement la portée effective », indique-t-elle dans son communiqué.

Contactée, la société Abritel s’étonne de cette assignation et assure avoir procédé à des modifications sur son site pour « renforcer la communication en direction du consommateur et mieux l’alerter sur la nécessité d’utiliser l’outil de paiement mis à disposition par la plateforme, afin de sécuriser les réservations en ligne ». Les responsables de la plateforme se disent donc « confiants » sur leur capacité à se défendre devant le tribunal. Si néanmoins la justice donnait tort à Abritel, cette action pourrait « faciliter l’indemnisation des victimes de ces pratiques », estime la DGCCRF.

Abritel se dit «confiant»

La Répression des fraudes a mené une enquête sur ce sujet en 2020 et 2021, qui a «mis en évidence une communication commerciale vantant les contrôles effectués, la fiabilité, la sécurité et les garanties d’utilisation de la plateforme, en contradiction avec ses conditions générales d’utilisation, qui en réduisent largement la portée effective», indique-t-elle

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