Les débouchés du droit

débouché du droit- carrières juridiques

Le succès pour le droit ne faiblit pas et de nombreuses opportunités se développent dans le privé. Découvrez l’ensemble des métiers du droit et de la justice.

Les études de droit privé : Multitude d’emplois

Les études de droit privé permettent d’avoir accès à une multitude d’emplois. Il s’agit notamment des métiers d’avocat, de conseiller juridique, d’auditeur juridique, de secrétaire juridique, de fiscaliste, de notaire, de commissaire-priseur, d’huissier de justice, de gestionnaire de patrimoine, de négociateur immobilier, d’assureur…

Les Métiers du droit, sans concours

Concernant les notaires, ils ont un rôle de conseil et d’enregistrement. Ils doivent avoir la les connaissances techniques et juridiques nécessaires dans ce métier de contact et de proximité. Leurs missions sont très diversifiées et correspondent aux besoins des affaires et du patrimoine. De plus, ils interviennent tout au long de notre vie.

Concernant les avocats et les consultants juridiques, ils sont des experts dans l’interprétation et l’application du droit. Ces métiers regroupent une multitude de spécialités. Il peut s’agir du droit des affaires, du droit du numérique, du droit social ou encore du droit pénal. L’avocat à un rôle de défense du droit et de son client, mais outre son rôle de plaideur, il a également un rôle de conseil.

Carrières juridques

Les Métiers du droit, avec concours

Concernant les métiers de juriste et de dirigeant d’entreprise, les études de droit se révèlent indispensables. Elles sont un apprentissage permettant le développement d’une formation intellectuelle, d’une ouverture d’esprit, de capacités d’analyse et de réflexion. Les juristes ont besoin de ces compétences pour exercer leur métier. Les entreprises ont besoin de professionnels disposant d’une certaine rigueur et d’une méthode juridique afin d’assurer le développement de leurs activités en cohérence avec le droit.

Concernant les domaines de l’environnement et de l’urbanisme, , leur encadrement nécessite des compétences juridiques particulières car le cadre juridique s’y développe énormément, rendant les règles de droit indispensables.

Le domaine  de l’immobilier quant à lui est particulièrement encadré par le droit. Ce dernier est de plus en plus pointu dans ce domaine car il est en contact avec les administrations, les professions juridiques, les banquiers ou encore les gestionnaires de patrimoine.

Concernant le domaine de l’assurance, les assureurs ont besoin de juristes pour les contrats, les litiges, les responsabilités, les sinistres et les indemnisations. Le secteur des assurances est en pleine expansion et cherche toujours des spécialistes pour développer ses activités.

Exercer dans le domaine de la banque impose souvent de posséder un solide bagage en droit privé et bancaire. Ce secteur est demandeur de personnels avec des compétences juridiques spécifiques.

Les études de droit public : Multitude d’emplois

Les études en droit public offrent quant à elles de nombreux débouchés tels que les métiers de magistrat, inspecteur des impôts, commissaire de police, cadre territorial, inspecteur du Trésor, inspecteur du travail, enseignant…

Concernant les concours administratifs, ils sont très nombreux et nécessitent souvent d’avoir un minimum de culture juridique, voire des connaissances très pointues en droit. Régulièrement, les administrations et institutions recrutent leurs futurs cadres parmi les diplômés en droit.

Concernant le domaine de la fiscalité, il s’agit de mobiliser les capacités de réflexion et d’analyse des juristes. Les compétences dans ce domaine sont très recherchées. Le juriste fiscaliste peut par exemple être amené à déployer des connaissances en droit bancaire, en droit des affaires, mais aussi en droit international. 

Dans le domaine de la magistrature, le parcours en droit est indispensable pour préparer son concours et avoir accès à l’École Nationale de la Magistrature (ENM). Les études universitaires en droit sont en fait une longue classe préparatoire en vue du concours d’entrée dans cette grande école.

Pour exercer dans les services de police, des connaissances en droit sont essentielles. Les commissaires, inspecteurs, mais aussi les spécialistes des problèmes de sécurité doivent tous avoir une solide formation juridique.

Concernant la recherche et l’enseignement, les Universités recrutent en leur sein des enseignants et des chercheurs dans différentes spécialités du droit.

Dans l’ensemble des études en droit public ou privé, le savoir-faire technique et l’esprit du droit sont des atouts pour de nombreux débouchés. La souplesse, la capacité d’adaptation, la conceptualisation et la connaissance du cadre juridique sont des vertus très recherchées dans divers métiers du droit.

Des postes vacants dans la magistrature

Les débouchés après des études de droit (licence en droit, master…) sont particulièrement nombreux : vous pourrez opter pour la justice, composée de différentes juridictions (tribunaux d’instance, de grande instance, cours d’appel…), qui règle les litiges entre les personnes ou les entreprises, sanctionne les délits et crimes… Les services judiciaires emploient près de 77 000 agents, dont 8 000 magistrats et 9 000 greffiers. Près de 5 % des postes dans la magistrature sont actuellement vacants. Le judiciaire comprend également l’administration pénitentiaire et son service d’insertion et de probation, chargés d’exécuter les décisions des magistrats : travaux d’intérêt général, peines d’emprisonnement…

Côté entreprise, il existe de nombreux débouchés en cabinet ou en étude, de nombreux acteurs (avocats, huissiers…) veillent au bon fonctionnement de la justice, chaque profession ayant ses missions propres. Au nombre de 56 000, les avocats sont regroupés dans 161 barreaux. Ils sont presque deux fois plus nombreux qu’il y a dix ans. Enfin, les juristes d’entreprise, salariés, rédigent les contrats (commerciaux…). Ils suivent la législation en droit des affaires, droit fiscal… et conseillent les dirigeants de leur société. Ce secteur reste attractif, car les entreprises affichent de forts besoins en spécialistes. Administrateurs de biens, gestionnaires de contrats d’assurance… Bien d’autres professions sont aussi ouvertes aux diplômés en droit.

Devenir avocat ?

L’avocat représente et défend devant les tribunaux ou les cours des particuliers, des entreprises ou des collectivités. Il peut s’agir d’affaires civiles ( divorces, successions, litiges…) ou pénales (contraventions, délits, crimes…). Il peut être également sollicité par les entreprises en tant que conseil.

Description métier

Les avocats sont de plus en plus spécialisés. Les avocats de proximité, qui règlent les problèmes de la vie quotidienne (droit de la famille, droit du travail…), restent de loin les plus nombreux. Mais ce sont le droit des affaires et le conseil aux entreprises qui sont aujourd’hui les créneaux les plus porteurs.

Les sociétés qui n’ont pas de service juridique font régulièrement appel à des avocats extérieurs pour régler les affaires juridiques courantes, commerciales ou financières. Même si elles disposent de juristes en interne, elles peuvent aussi solliciter un avocat pour régler des problèmes plus complexes.

L’avocat exerce souvent plusieurs fonctions (conseil juridique et défense).

Le conseil juridique s’exerce surtout auprès des entreprises (multinationales, banques, assurances). L’objectif est souvent d’éviter les risques de procès préjudiciables à l’entreprise. En cas de litige, l’avocat assure le rôle de médiateur, cherchant à concilier les parties adverses.

L’avocat pénaliste est spécialisé dans le traitement des crimes et délits. Il peut se mettre aussi bien au service de la victime que du côté de l’auteur. Au service de l’auteur présumé, il représente son client cours des comparutions immédiates, des gardes à vues, des détentions provisoires, de l’instruction puis du procès. Il encontre plusieurs fois son client avant le procès, constitue son dossier et rédige les pièces nécessaires à la défense. Il assiste les inculpés chez le juge d’instruction pour veiller au respect de leurs droits, ainsi qu’à l’audition des témoins et aux expertises. Lors du procès, il soutient la cause de son client par ses interventions et une plaidoirie finale. Dans le cadre de la défense de la victime, son rôle sera d’obtenir un dédommagement pour le préjudice causé.

Pour exercer, l’avocat doit être inscrit à un barreau (ensemble des avocats rattachés à un tribunal de grande instance).

Quel que soit sa spécialisation, l’avocat est un homme de dossier. Doté d’une grande capacité de travail, il dispose d’un esprit de synthèse et d’analyse et d’une capacité de raisonnement logique. Des qualités oratoires et rédactionnelles sont des atouts indispensable pour exercer ce métier.

L’avocat est soumis aux règles de la déontologie de sa profession.

Études / Formation pour devenir Avocat / Avocate

Pour devenir avocat, il faut obligatoirement avoir :

  • un M1 ou M2 en droit (droit pénal ou sciences criminelles, droit social, droit  fiscal…)
  • le CAPA – certificat d’aptitude à la profession d’avocat 

Les futurs avocats se préparent à leur métier dans l’un des centres régionaux de formation professionnelle pour avocat (CRFPA) couramment appelé école d’avocats. Il en existe une douzaine (liste disponible sur le site du conseil national des barreaux).

Les CRFPA sont accessibles sur examen très sélectif (35 % d’admis) aux étudiants en droit de niveau master 1 (ou titulaire d’un diplôme en équivalence) de nationalité française ou membre de l’Union européenne. Mais la plupart des candidats sont titulaires d’un M2. Possibilité de préparer l’examen d’entrée au CRFPA via les instituts d’études judiciaires (IEJ) ou une prépa privée. L’examen d’entrée dans un CRFPA ne peut être tenté que trois fois. 

La formation dure 18 mois et s’organise selon 3 modules :

  • formation de 6 mois en CRFPA,
  • module de 6 à 8 mois consacré à un projet pédagogique spécialisé,
  • stage de 6 mois dans un cabinet d’avocat à l’issue duquel on passe le CAPA, certificat d’aptitude à la profession d’avocat.

L’avocat prête serment et s’inscrit au barreau de son choix.

A noter : obtenir une mention de spécialisation (droit des affaires, droit communautaire, etc.) se révèle souvent nécessaire en raison de la complexité des lois, de l’importance accrue des contrats, de l’élargissement de l’espace européen et de l’apparition de droits nouveaux (droit de la consommation, de l’informatique, de l’environnement…). 

Salaires

En début de carrière, un avocat gagne entre 1 800 et 2 700 € brut par mois.

Les horaires d’un avocat sont librement consentis (honoraires calculé au temps passé, au forfait ou au résultat)

Ensuite, les rémunérations varient en fonction de chaque situation (renommée, activité, localisation du cabinet). Le revenu moyen mensuel dans la profession serait aux alentours de 5 000 €. Mais on compte évidemment de très fortes disparités.

Évolutions de carrière

A la sortie de leur stage, trois options s’offrent aux jeunes diplômés : se faire recruter comme salarié, devenir collaborateur d’un cabinet (en ayant la possibilité de développer sa propre clientèle) ou ouvrir d’emblée son propre cabinet d’avocats (cas peu fréquent).

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